Frédéric MARQUIS

Les sculpteurs doivent être à l’origine des mythes de création du monde, car en recréant les formes de la nature,
ils n’ont pu s’empêcher d’imaginer des dieux façonnant l’univers avec de la glaise.
Appréhender le monde, le saisir, l’investir dans toutes ses dimensions, a de tout temps nourri leur désir mégalomaniaque.
Je n’échappe pas à cette folie, car moi aussi je reconstruis un monde bancal. Ce monde a sa rugosité, son poids, ses pointes. Il est encombrant et fragile.
Les civilisations proches ou lointaines, qui me servent de point de mire je ne les idéalise pas, je les sais cruelles, barbares et matérielles.
Aussi c’est en manipulant la matière humide, que j’entrevois le feu et l’humanité qu’au cœur elles contiennent.

F.M.